Gravures héraldiques & chevalières

Ce métier qui s’exerce depuis le XIIᵉ siècle date de l’apparition de l’art héraldique et du blason dans l’Occident médiéval. Sa pratique consiste à graver en creux dans des matériaux durs, très souvent du métal, des armoiries. Après un dessin préparatoire, le graveur utilise des outils de coupe tels que burins, échoppes et onglettes pour graver le motif en creux sur l’objet que l’on souhaite orner : bague ou chevalière, pièce d’argenterie (plateaux, couverts, services).

Les couleurs du blason sont rendues par un code de hachures et de pointillés.

Le métier a très peu évolué dans le temps.

La gravure pour cacheter

Une chevalière armoriée traditionnelle est à la fois un bijou et un outil permettant la production de cachets de cire à la manière d’un sceau. Le dessin du blason est donc gravé en inversé et l’empreinte ensuite réalisée, permet d’apprécier tous les détails de la gravure.

La gravure en relief

Les armoiries peuvent également être inscrites en relief et à l’endroit, à la manière d’une micro-sculpture, afin de les admirer sans l’aide du cachet de cire.

La gravure taille douce

En dernier lieu, la taille douce moins profonde, peut également être utilisée pour graver les armoirires ou un décor sur des surfaces qui sont moins solicitées, comme le dos d’une montre ou un médaillon.